MONOGAMES MAIS BONNES COPINES
Un magnifique couple de cigognes blanches
vivait en toute harmonie,
se nourrissant dans les pâturages verdoyantes,
au bord de la rivière Fervence à Bragance.
Ces deux belles cigognes,
étaient vraiment amies l'une à l'autre
même lorsqu'elles se trouvaient éloignées
l'une de l'autre à grande distance.
Presque fidèles, mais sans avoir juré
une quelconque fidélité,
elle étaient pratiquement inséparables.
Mais un certain jour,
l'une d'entre elles, tombe malade et,
à partir de ce jour fatidique,
n'a plus jamais eu la volonté de quitter son chaleureux nid
surmonté dans un vieux peuplier
au bord de ce même magnifique fleuve
portugais qui traverse sereinement
la douce et belle ville de Bragance.
L'autre aimable et passionnée cigogne,
depuis ce triste jour,
voyant sa bien-aimée très malade et complètement
abattue, a perdu l'envie de s'alimenter et,
a même perdu l'envie de vivre.
Restant jour et nuit à côté de sa partenaire,
afin de lui faire compagnie dans ce moment malheureux,
la seconde cigogne,
couchée à côté de sa compagne malade,
à l'aide de son long bec
lui faisait des caresses sur son plumage,
stimulant ainsi la malade,
de manière à la faire voler encore une dernière fois.
Les voilà ensemble, volant encore,
remplies de joie et de tristesse,
les deux, toutes près l'une de l'autre, sur le ciel bleu de la ville!
Toutefois, après un court moment de vol,
les deux, se sont posées par terre, â côté de la rivière
qui les a vu grandir,
alors, la malade, s'approchant de l'autre,
comme pour l'embrasser une dernière fois,
ferme ses yeux et
s'est endormi pour l'éternité.
Celle qui est restée vivante,
à partir de cet instant,
a vécu triste et très seule, avec le coeur cassé
dans une énorme souffrance.
Aujourd'hui, celle qui est restée en vie,
nous pouvons encore la voir,
debout, sur le vieux peuplier,
posée sur ces longues pattes,
essayant de respirer, encore quelque temps,
même dans son énorme solitude,
sans pour autant avoir quitté le nid
dans lequel les deux ont vécu ensemble,
pendant toute l'année, dans lequel
ont vécu vraiment Unies et Heureuses.
Prof. Eduardo Teixeira